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Salaire ou dividendes en SASU à l'IS : le guide 2026 pour optimiser sa rémunération

En SASU à l'impôt sur les sociétés (IS), vous portez deux casquettes : dirigeant (président assimilé salarié) et associé unique. Vous pouvez donc vous rémunérer de deux façons — salaire et/ou dividendes — et le bon arbitrage peut représenter plusieurs milliers d'euros par an. Voici comment décider, avec un comparatif chiffré.

1. Le salaire du président de SASU

Le président de SASU est assimilé salarié : il relève du régime général de la Sécurité sociale.

  • Avantages : protection sociale (maladie, retraite de base et complémentaire, prévoyance), et le salaire est une charge déductible du résultat — il réduit donc l'IS.
  • Inconvénients : des cotisations sociales lourdes (de l'ordre de ~80 % du net en charges patronales + salariales cumulées), et pas d'assurance chômage (le président n'y cotise pas).

En clair : 100 € de net en salaire coûtent nettement plus à la société qu'en dividendes — mais ils ouvrent des droits.

2. Les dividendes

Les dividendes sont versés après la clôture, prélevés sur le bénéfice après IS, sur décision de l'associé unique.

  • Avantages : aucune cotisation sociale en SASU (gros atout vs l'EURL où le gérant majoritaire paie des cotisations TNS sur la part > 10 % du capital). Fiscalité simple : flat tax (PFU) de 30 % par défaut (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux).
  • Inconvénients : la somme a déjà subi l'IS au niveau de la société ; les dividendes n'ouvrent aucun droit (retraite, maladie indemnisée…).

3. Comparatif chiffré

Prenons un résultat avant rémunération de 50 000 €. Trois stratégies :

Stratégie Logique Effet
100 % salaire Tout sorti en salaire Maximise la protection sociale et efface l'IS, mais cotisations élevées
100 % dividendes Aucun salaire, tout en dividendes Minimise les cotisations, mais IS + flat tax, et 0 droit social
Mix (recommandé) Salaire « plancher » + dividendes au-delà Valide la retraite et garde une protection, tout en profitant du faible coût des dividendes

La flat tax à 30 % sur les dividendes paraît souvent plus douce que les ~80 % de charges sur le salaire — mais elle s'applique après un IS de 15 % (jusqu'à 42 500 € de bénéfice) ou 25 %. Il faut donc raisonner sur le net réellement en poche, pas sur un seul taux.

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4. Les 4 paramètres qui changent tout

  1. Le taux d'IS : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà.
  2. Votre TMI à l'IR : à faible tranche, opter pour le barème (au lieu du PFU) sur les dividendes peut être plus avantageux.
  3. Votre besoin de trésorerie personnel immédiat (le salaire est mensuel ; les dividendes, annuels).
  4. Vos droits sociaux : sans salaire, vous ne validez aucun trimestre de retraite et n'avez pas d'indemnités journalières.

5. La règle de bon sens

Versez-vous un salaire plancher (suffisant pour valider 4 trimestres de retraite et garder une couverture), puis complétez en dividendes la part au-delà — d'autant plus que vous restez dans le taux d'IS réduit.

Le « tout dividendes » est un piège classique : on économise des cotisations à court terme… au prix de sa retraite et de sa protection.

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Article informatif — il ne remplace pas l'avis de votre expert-comptable.

À lire aussi : Déclarer la TVA (CA3) en SASU · La liasse fiscale 2065 expliquée

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