Faut-il créer une holding ?
Distribuer les bénéfices de votre SASU à une personne physique coûte 30 % de flat tax. Les remonter à une holding en régime mère-fille ne coûte qu’environ 1 %. Ce simulateur compare le capital que vous pouvez réinvestir sur la durée, avec et sans holding — et vous dit honnêtement quand la holding ne sert à rien.
Réinvestir en direct ou via une holding ?
Chaque année, votre société distribue son bénéfice : en direct, le PFU prélève 30 % ; via une holding (régime mère-fille), seuls ~5 %du dividende sont imposés à l'IS.
Capital réinvesti après 10 ans
PFU évité chaque année pendant la capitalisation : ~14 406 € (frottement mère-fille : 369 €/an).
Et si vous sortez tout au terme ? Après distribution finale (PFU), il resterait 380 216 € contre 391 596 € en direct— la holding n'a d'intérêt que si le capital reste investi (immobilier, LBO, nouvelles participations) ou sort autrement (apport-cession, transmission).
Trajectoire du capital réinvesti
Pilotez votre société avant d'empiler les structures
Progst optimise déjà salaire vs dividendes, IS et frais déductibles de votre SASU — la base avant (et après) une holding.
Essayer gratuitementL’effet de levier du régime mère-fille
Exemple : votre filiale dégage 200 000 € de bénéfice avant IS, soit environ 154 000 € distribuables après impôt sur les sociétés. Versés directement, il vous reste ~108 000 € après flat tax. Remontés à votre holding, il en reste ~153 000 € — environ 45 000 € de plus à réinvestir chaque année dans l’immobilier, des placements ou de nouvelles participations. C’est l’effet de levier qui permet de financer « deux projets au lieu d’un » avec les mêmes bénéfices.
Quand la holding ne sert à rien
Si vous consommez vos dividendes (train de vie), l’argent devra de toute façon sortir vers vous — et subira la flat tax à ce moment-là. La holding n’a alors ajouté que des frais de structure et un léger frottement. Le simulateur le montre : sans rendement et avec sortie totale au terme, la holding perd. Elle ne devient gagnante que si le capital reste investi et fructifie, ou sort par d’autres voies (apport-cession, transmission avec Pacte Dutreil).
Les conditions à respecter
Le régime mère-fille exige de détenir au moins 5 % du capital de la filiale, de conserver les titres 2 ans minimum, et que les deux sociétés soient à l’IS. L’intégration fiscale (détention ≥ 95 %) va plus loin : compensation des bénéfices et déficits du groupe, quote-part réduite à 1 %. Et si la holding facture des management fees à ses filiales, ils doivent rémunérer des prestations réelles au prix du marché — c’est un terrain de redressement classique.
Aller plus loin
Avant d’empiler les structures, optimisez la première : l’arbitrage salaire ou dividendes et le calcul de l’impôt sur les sociétés pèsent souvent plus lourd qu’une holding pour un indépendant. Progst pilote la fiscalité de votre SASU au quotidien. Essayer gratuitement →